La République Démocratique du Congo aspire à l’instar d’autres pays du continent à son émergence à l’horizon 2030. Pour y parvenir effectivement, une évaluation générale des enjeux et défis de développement du pays en fonction de son potentiel réel et des ressources disponibles a été jugée nécessaire pour identifier différentes pistes exploitables pour la création des conditions propices à la promotion d’une croissance économique soutenue et inclusive, susceptible de booster le développement durable.

L’analyse des conditions favorables à la satisfaction de cet objectif ultime a permis de déceler la persistance d’un certain nombre de dysfonctionnements considérés comme des véritables tares qui minent l’efficacité de l’Etat dans l’accomplissement de ses missions et fonctions essentielles notamment en ce qui concerne l’offre des biens et services publics aux usagers et répondant aux normes de qualité en harmonie avec les standards internationaux.

Ainsi, dans le cadre du processus de la réforme de l’organisation et de fonctionnement de l’Etat en vue de renforcer son efficacité notamment à travers sa refondation et la restauration de son autorité sur toute l’étendue du territoire national, le Programme d’Action du Gouvernement (PAG) couvrant la période 2012-2016, met un accent particulier sur la nécessité de disposer d’une Administration publique efficace dont les mode et système d’organisation, de fonctionnement et de gestion sont orientés vers la réalisation des résultats compatibles avec les objectifs de l’émergence et de développement du pays.

L’obligation constitutionnelle qui impose la décentralisation comme un nouveau mode de gestion de l’Etat ainsi que l’exigence d’évoluer vers un mode et un système de gouvernance administrative axée sur les résultats sont à la base de la redéfinition en 2012 d’une nouvelle stratégie de la Réforme et Modernisation de l’Administration Publique. Ceci impose donc un recadrage de la vision et la fixation d’une politique plus volontariste permettant le changement des paradigmes en vue d’atteindre un niveau de transformation nécessaire au développement d’un Service public d’excellence et plus proche des usagers.

En effet, la stratégie révisée de la Réforme et Modernisation de l’Administration Publique aborde de manière cohérente et harmonieuse à la fois les contraintes conjoncturelles et structurelles qui caractérisent l’Administration publique.  Elle exploite d’une manière rigoureuse et pertinente les voies et moyens permettant d’améliorer le niveau et la qualité d’organisation, de fonctionnement et de gestion de l’Administration publique dans le strict respect des normes et règles de transparence, d’équité et de rationalité ainsi que des exigences d’une gestion publique axée sur les résultats (GAR).

C’est dans cette perspective que le Comité de Pilotage et de Modernisation de l’Administration Publique (CPMAP) a levé l’option, dans le cadre de la rationalisation des missions et structures organiques, de la nécessité de créer des nouvelles directions nécessaires qui s’imposent dans le cadre de la politique du Gouvernement en matière de développement organisationnel des Ministères. Il s’agit des directions devant assurer des rôles «supports» aux directions «métiers» qui sont inhérentes aux missions spécifiques à chaque administration.

Dans ce contexte, la politique sectorielle du Ministère de la Fonction Publique, qui a dans le cadre de ses missions et attributions, en charge de la mise en œuvre de la Réforme et Modernisation de l’Administration publique, l’objectif visé par le Gouvernement est de définir et mettre en place un certain nombre de structures dites «standards» de niveau de Directions et de Services rattachés au sein des Administrations centrales des Ministères, institutions et services publics.

Ce projet de développement organisationnel fait ainsi suite aux exigences constitutionnelles et à un certain nombre d’innovations introduites non seulement par le nouvel arsenal juridique congolais, mais également à certaines exigences de modernité liées notamment à la nécessité d’évoluer vers les normes et principes de gestion qui garantissent :

  • la culture des résultats à travers le renforcement de la Direction d’Etudes et Planification (DEP) à la suite de la nécessité de réajuster au sein de l’Administration publique, des nouvelles pratiques fondées sur la culture de programmation, de planification, de budgétisation et de suivi-évaluation axées sur les résultats de développement et qui renforce les capacités de conception, de formulation, d’élaboration, de coordination et de suivi-évaluation des projets et programmes du gouvernement développés et mis en œuvre au niveau ministériel ;
  • la décentralisation à la suite de la Constitution qui fixe un certain nombre des compétences propres, exclusives ou concurrentes entre le Pouvoir central, les Provinces et les Entités Territoriales Décentralisées dans le cadre de la décentralisation administrative et sectorielle et de la Loi relative à la libre administration des Provinces ;
  • la déconcentration des centres d’ordonnancement de la dépense publique à travers la création de la  Direction Administrative et Financière (DAF), conformément aux exigences de la Loi n°11/011 du 13 juillet 2011 relative aux Finances Publiques (LOFIP) qui introduit également la notion de Budget Programme et de Cadre de Dépense à Moyen Terme (CDMT) ;
  • La réduction de la lourdeur administrative, le gain de temps par la réduction des délais de traitement des dossiers administratifs, l’amélioration des conditions d’efficacité et d’accès des citoyens aux documents administratifs, le renforcement du degré d’ouverture de l’Administration aux usagers, la dématérialisation progressive de l’Administration publique et l’amélioration du climat des affaires à travers la création de la Direction des Archives et des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (DANTIC) pour l’introduction des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC)conformément aux exigences et objectifs de l’e-Gouvernement (e Administration) et de l’e-Gouvernance ;
  • Le passage d’une gestion simple du personnel vers une gestion rationnelle, efficace, efficiente et durable des ressources humaines en adéquation avec les ressources financières et budgétaires à travers Direction des Ressources Humaines (DRH) permettant à la fois la maitrise des effectifs et de la masse salariale et le recours à des nouveaux outils, des nouvelles méthodes, techniques et technologies modernes de gestion permettant une véritable culture de gestion prévisionnelle des effectifs, des emplois et des compétences(GPEC).

C’est donc fort de ces importantes innovations, que le Ministre de la Fonction Publique par sa lettre N°CAB.MIN/FP/J-CK/206/GMK/449/2013 du 12 juin 2013 adressée au Premier ministre, souligne la nécessité de créer et d’implanter des structures dites « standards » dans les administrations centrales, quel que soit le secteur aux cotés de celles spécifiques.

Cette proposition approuvée et appuyée par le Premier Ministre dans sa lettre N°CAB/PM/CR/TWT/2013/4189 du 1er juillet 2013 adressée à tous les membres du Gouvernement a été également entérinée par le Comité de Pilotage de la Réforme et Modernisation de l’Administration Publique (CPMAP) du 7 juillet 2015, à la suite de la validation du projet, après son adoption en atelier organisé en date du 13 avril 2015 à l’hôtel Venus par l’ensemble des administrations et sa relecture par des experts indépendants et de l’Administration publique du Royaume du Maroc. Cela étant, les nouvelles structures innovantes sont à compétences horizontales communes à toutes les administrations centrales impliquant ainsi les déconcentrées. Elles concernent ainsi des Directions, à savoir :

Kinshasa/RDC

Rue des Coteaux, n°4155, Quartier Petit Pont,
Kinshasa/Gombe, B.P : 9378 Kin 1
E-mail : infos@plan.gouv.cd, N° téléphone : +243(0) .....